Des temps grisâtres à prévoir.

Mises en valeur sous les rayons du Soleil perçant un ciel nuageux, des usines fabriquent des nuages artificiels qui partent se confondre avec les originaux. Cette image de couverture, montrant parfaitement comment les humains produisent abondamment du CO₂, témoigne que le monde ne va pas dans le bon sens.

Une année après la mort de William Turner (1775-1851), qui, dans ses peintures, observait déjà un monde en mutation entre nature et industrialisation, William Wyld peignait en 1852 Manchester from Kersal Moor. La peinture est coupée en trois plans. Le premier représente la nature, avec une verdure composée d’arbres et de pelouses. Sur la gauche, on observe deux personnages qui semblent pique-niquer mais qui en réalité, assistent, impuissants, au spectacle des usines qui crachent de la fumée.

Au loin, on aperçoit la ville de Manchester qui, en 1852, détenait les usines les plus productives dans le textile grâce au coton importé récemment d’Inde. Ce sont ces dernières qui sont représentées ci-dessus.

Enfin, la moitié du tableau est consacrée au ciel, légèrement grisé et où la fumée des usines part se confondre.


Quel rapport entre deux images séparées de 167 ans ?

Tout d’abord, la photo, prise par Sabina Zawadzki pour Reuteurs, est découpée de la même manière que le tableau : la nature en bas représentée par la mer est séparée du ciel à cause d’une ligne industrielle. Lorsque W. Wyld peignait Manchester vue de loin, elle était la seule ville à produire de cette manière. Aujourd’hui, la production industrielle est pratiquée presque partout. Et sur la photo, il est possible de voir que le ciel est bien plus sombre que sur la peinture ; comme s’il s’était imprégné, depuis tout ce temps, de la fumée de plus en plus grise crachée par les usines. Cette nuance visuelle qui paraît légère, est pourtant lourde de conséquence.


Comme les images parlent plus que les mots, observons le graphique suivant :


Ces courbes s’arrêtent aux années 2010. Ce genre de graphique a donné naissance à la Conférence de Paris qui a eu lieu en 2015 au Bourget, afin de stopper cette émission excessive qui menace l’écoumène. On pourrait croire que depuis cette conférence, nos gouvernements ont pris les mesures nécessaires afin de stopper cette croissance dangereuse. Cependant, un article mis en ligne par le World Economic Forum le 04 avril (dont est tirée la photo de couverture) publie un autre graphique alarmant, qui pourrait nous pousser à qualifier tous nos dirigeants d’irresponsables.


En novembre 2017, le média Sciences et avenir titrait un article “15.000 scientifiques tirent la sonnette d'alarme sur l'état de la planète”. Pourtant, l’alarme n’est pas entendue et une chose est certaine : les gouvernements et les entreprises ne font pas le nécessaire. Comme l’ignorance est mère de tous les maux, je voudrais savoir pourquoi n’entendons-nous pas comme il se devrait tous ces scientifiques, qui auraient tant de choses à nous apprendre ? Il est évident que là non plus, les médias ne nous informent pas assez, à défaut de pouvoir nous éduquer.


En espérant que les récentes mobilisations fassent leur effet sur les inconscients qui nous gouvernent.


H.B

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