Revue de presse : deux victoires pour la Santé dans la "guerre" contre Ebola et le SIDA.

Depuis mardi midi, la France est entrée de manière inédite en confinement, face à la pandémie du coronavirus. Les amendes pleuvent sur les irresponsables qui ne prennent pas en considération les requêtes des médecins débordés, tandis que les sages s'occupent, travaillent, ou télé-travaillent.


Situation inédite rime avec impact considérable sur la presse ainsi que les autres médias. Il est assez amusant de voir à quel point la phrase choc du président Macron a marqué les esprits des responsables de unes régionales :


Ce que le président laisse entendre par cette phrase forte (et ce poing fermé, signe de l'autorité et de la fermeté présidentielle), c'est que la mobilisation doit être la même qu'en période de guerre. Je me permettrais même de rajouter l'adjectif de "total", dans le sens où tout le pays est mobilisé pour la lutte contre ce virus dévastateur. En effet, toute la population se retrouve mobilisée : les médecins pour gérer les patients, les employés des supermarchés pour assurer le ravitaillement de la population, les policiers pour veiller à ce que les consignes soient bien respectées, et enfin, les habitants contraints de rester chez eux pour à la fois se protéger et protéger les autres de cet ennemi qui rode autour de nous tous.


L'adjectif "total", utilisé principalement pour la mobilisation nationale des deux Grandes Guerres mondiales, est aussi parfaitement applicable aux médias. Lorsqu'on regarde la presse, les réseaux sociaux, ainsi que les chaines d'information en continu, il est très rare de tomber sur un article qui traite d'autre chose que le coronavirus et ses conséquences. Cela témoigne de l'importance de la période que nous vivons, et ce que vous allez lire n'est pas critique de cette mobilisation nécessaire.


Le but de cet article est simplement de souligner deux victoires dans le domaine de la Santé afin de leur donner le retentissement qu'elles méritent. En effet, le début de ce mois de mars a été marqué par deux bonnes nouvelles concernant les fléaux du VIH et d'Ebola :

La semaine dernière, la deuxième guérison du VIH a été annoncée par l'équipe chargée du "patient de Londres", séropositif depuis 2003, qui depuis maintenant 30 mois n'a montré aucun signe concernant l'activité du virus. C'est le deuxième cas mondial, après le "patient de Berlin" qui était redevenu séronégatif en 2011, selon un article des Echos datant du 10 mars dernier. Même si ces deux cas ne signifient pas la victoire de la guerre contre le VIH, cela donne espoir dans les avancées qui le concernent. Selon la fiche d'information de l'ONUSIDA, en 2018, environ 37,9 millions de personnes vivaient avec le SIDA, tandis que 770 000 personnes en étaient mortes rien que cette année-là.



Cette victoire est accompagnée d'une autre sur l'épidémie d'Ebola, qui n'a été que très peu relatée dans les médias. En effet, le 3 mars, la dernière patiente en République Démocratique du Congo est sortie guérie du centre de traitement de Béni. Les autorités attendent cependant le 12 avril pour annoncer la fin de l'épidémie, sachant qu'il faut attendre 42 jours durant lesquels aucun nouveau cas n'est déclaré avant de pouvoir dire que l'épidémie n'existe plus, mais la situation est sous contrôle, assure le professeur Jean-Jacques Muyembe au média Jeune Afrique. De plus, il est nécessaire de rappeler que le retour de l'épidémie en 2018 est le dixième depuis 1976, et que très peu de médicaments se montrent efficaces face à ce virus.


Bien que ni le VIH ni Ebola ne s'avouent vaincus dans ces guerres, ces deux nouvelles viennent égayer le monde de la Santé qui, dans ces temps compliqués, est fortement mobilisé pour lutter contre le COVID-19.


H.B

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